Publié le 25 février 2022

LES AGRICULTEURS BIO DE LA FNAB VONT PLUS LOIN POUR PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ

Paris, le 22 février 2022. Le cahier des charges du label FNAB s’enrichit de onze nouveaux critères visant à favoriser la biodiversité sur les fermes biologiques, ils viennent s’ajouter aux neuf critères sociaux présentés le 15 février dernier et à ceux qui préexistaient sur le commerce équitable. Ces indicateurs ont été construits par les agriculteurs et agricultrices du réseau FNAB pendant toute l’année 2020, avec l’appui d’expertises extérieures[1] dans le but d’améliorer encore la performance de la bio sur la protection de la biodiversité.

 La biodiversité, un fondement essentiel de la transition agro-écologique

 Les scientifiques alertent régulièrement sur les conséquences de l’effondrement de la biodiversité. En France métropolitaine plus de 400 espèces de plantes et 32% des espèces d’oiseaux nicheurs[2] sont menacés de disparition. L’Académie des sciences souligne que le déclin des populations d’insectes fait peser une “grave menace pour nos sociétés[3]. Et l’agriculture intensive est pointée du doigt comme facteur causal de cette situation (intrants chimiques de synthèse, destruction des haies, des mares, uniformisation des paysages).

La bio apporte déjà des premières réponses à cette crise, on trouve en moyenne sur les fermes bio 30% d’espèces et 50% d’individus en plus[4]. « Nous pouvons encore aller plus loin pour ramener de la biodiversité sur nos fermes commente Olivier Devêvre, agriculteur bio en Saône-et-Loire et référent biodiversité du label FNAB. Il nous faut faire de la biodiversité un objectif direct et affirmé dans nos pratiques agricoles, pas juste un bénéfice secondaire du cahier des charges ».

Trois séries d’indicateurs pour ramener de la biodiversité sur les fermes bio

« En matière de biodiversité la disparité des situations territoriales rend l’amélioration des pratiques plus difficiles pour certaines filières dans certaines zones géographiques. Nous voulions des critères à la fois ambitieux et accessibles, nous avons donc construit un système de progressivité » explique Stéphanie Pageot, éleveuse Bio en Loire Atlantique, en charge du label FNAB.

Pendant les trois premières années de labellisation huit critères au choix sur onze doivent être validés. Plusieurs critères sont évolutifs avec différents paliers qui peuvent s’étaler sur 5 ans. Enfin, les critères sont adaptés selon les productions.

 

Préserver et diversifier les habitats et leur connectivité :

  • Augmenter la surface des IAE (Infrastructures Agro-Environnementales : haies, prairies naturelles, bandes enherbées, mares…).
  • Favoriser la diversité des IAE
  • Entretenir les IAE.
  • Limiter les parcelles de grande taille.

Préserver la qualité des milieux :

  • Favoriser la diversité des cultures.
  • Réduire le travail du sol.
  • Favoriser la couverture du sol
  • Interdire les nouveaux OGM (CMS et NBT) et OGM cachés
  • Interdire les fertilisants controversés (fertilisants risquant de contenir de l’azote de synthèse, vinasse de betteraves non-bio, effluents d’animaux ayant consommé des OGM)
  • Limiter les antiparasitaires sur les animaux d’élevage.

Favoriser la connaissance et l’engagement :

  • Obligation de se former et de s’impliquer dans des démarche biodiversité, comme la réalisation d’inventaires naturalistes ou la participation à des groupes d’échanges.

Pour 2022 la FNAB vise l’accompagnement de 300 fermes sur ces nouveaux indicateurs.
Pour plus d’informations, consultez le DP https://bit.ly/DP_Biodiversité_Label_FNAB

Contacts presse :

  • Olivier Devêvre, référent critères biodiversité – 06 44 72 54 64
  • Stéphanie Pageot, référente label FNAB – 06 76 41 81 26

[1] Des Enjeux et des Hommes, Solagro, la LPO Pays-de-la-Loire, FNE, FCEN, l’Office Français de la Biodiversité (OFB), Vincent Bretagnolle (chercheur au CNRS)
[2] Liste de rouge publiée en mars 2021 par l’Office Français de la Biodiversité, le Muséum d’Histoire Naturelle, l’UICN et le CNRS.
[3] Avis de l’Académie des sciences du 26 janvier 2021.
[4] Bengtsson, J. et al. 2005.